Blanches. Originellement elles le sont toutes, elles nous attirent pour cela : immensités vides que l’on peut remplir de nos envies les plus excentriques voire les plus inavouables ; champs virginaux à labourer pour y semer la graine du désordre et du chaos dans les esprits philistins ; elles reçoivent sans broncher nos dégueulis simiesques et ridicules ; jamais de complaintes, de lamentations, d’animadversions, elles sont là pour ça et elles le savent : réceptrices amicales et bienveillantes de notre naufrage pitoyable. Mon Dieu que je les aime blanches, mais qu’elles me font peur ainsi.
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