mercredi 7 novembre 2012

Brève LII *



En général, lorsque je me retrouve dans la rue, je dois repousser des hordes de femmes plus hystériques les unes que les autres ; assailli sans cesse de toute part, je dois me frayer un chemin pour pouvoir me reposer un instant dans n’importe quelle boutique ouverte, reprenant mon souffle afin de perforer les rangs denses de ces admiratrices. Mais là encore, me reconnaissant, les vendeuses verrouillent la porte d’entrée, me forçant à courir entre les rayons, les étalages ou les cartons vers la moindre petite ouverture vers l’extérieur ; les meurtrières n’ont plus de secret pour moi. Enfin libre, je n’ai plus comme solution que le repli à couvert vers chez moi.

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