Parfois l’angoisse me prend, parfois l’idée que ma vie puisse ressembler à la vôtre atteint le seuil critique où la douleur apparaît. Cette douleur si prenante que je connais trop bien, celle qui est finalement ma seule compagne depuis tant d’années. L’injustice est criante : à vous tout cela, à moi tout le reste ; partage inégal. Je veux croire quelques fois qu’il est fait exprès, comme une compensation. Mais je sais que c’est faux, que rien n’existe au dessus dirigeant cette iniquité, je sais que je ne la dois qu’à moi. Je vous regarde alors pour que vous me rappeliez tous à quel point la vie est injuste et à quel point j’adore ça.
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