mardi 31 juillet 2012

Brève XVII

Comment n’ai-je pu voir la détresse profonde
T’affligeant ce soir là ; la douleur pénétrant
Un cœur si tendre et pur, laisse alors en sortant,
Comme un champ dévasté, un être seul au monde.

Moi, courage incarné, fuyant sans que je sonde
Un seul instant en toi, ne voyant, ne sachant
L’intention véritable du parfait malfaisant,
Je t’abandonnais là ; malheureuses secondes !

Impardonnable fuite – N’offrant aucun support,
Rien, je suis maintenant pétri par les remords.
Mais tu m’as pardonné, par la grâce de ton âme,

Comme une amie fidèle ; tu seras à jamais
Celle à qui j’offrirai réconfort et dictames,
Pour toi rien n’est plus beau que de toujours t’aimer.

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