mardi 7 août 2012

Brève XX

L’environnement était désertique, chaud et rouge, l’air rare ; la seule odeur qui émergeait de l’atmosphère fétide était celle du souffre, mais je ne pus déterminer si cette puanteur venait des restes putréfiés gisant çà et là ou si ce fut une émanation du sol visqueux sur lequel je tentais de marcher, m’enfonçant sans cesse dans une bouillie gélatineuse, flasque et globuleuse semblable à du pus. Quand je m’avançais, les rares habitants des lieux, sans doute des âmes perdues, reculèrent d’effroi et poussèrent des cris stridents. Lorsqu’il me croisa, le Diable frissonna.

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