mardi 14 août 2012

Brève XXIII

Le tissu glissa lentement sur sa peau, le léger bruissement qui accompagna ce mouvement fut sans doute le son le plus agréable qu’il entendît de sa vie ; il découvrait une chair claire, rose et tendre, beaucoup plus que celles de ses souvenirs ; il ne fut pas tout à fait sûr de ses gestes, devant puiser profondément dans sa mémoire pour être certain de ne pas commettre un impair ; il tremblait, il perlait de sueur sous l’effet du stress qui découlait de sa crainte qu’elle découvrît la vérité ; il était dans cet état pour elle, elle qui n’était pourtant qu’une folie passagère.

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