vendredi 24 août 2012

Brève XXVIII

L’engeance ignorante, crasse et vulgaire ne peut que lamentablement s’extasier devant ces processions fadasses et bigarrées de serviles troupiers psalmodiant inlassablement des fariboles et des balivernes sensées sauver nos âmes d’un tourment éternel par le truchement de ces prières absconses à l’intension d’un pseudo-être supérieur, dont la véracité ne fut jamais démontrée, maître suprême dirigeant implacablement nos destinées futiles et ridicules, depuis notre première mitose jusqu’à notre dernière goutte de pisse, comme si sa magnificence ne servait qu’à régenter misérablement nos existences pitoyables. La différence entre Dieu et moi ? Moi j’existe.

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