Il parait que je suis lunatique, il parait. Mais le lunatique change d’humeur sans raisons, ce qui n’est pas mon cas. Sans doute, vous ne les voyez pas ; sans doute, vous ne les percevez pas ; sans doute, vous ne les comprenez pas. Sont-elles futiles ? parfois ; ridicules ? quelques fois ; inutiles ? à chaque fois. Le lunatique alterne dans son humeur, passant d’une joie extrême à une dépression profonde, en un éclair, en un instant ; il ne connaît pas la constance, au contraire de moi. Je ne suis pas lunatique : je n’ai que temporairement des bouffées d’espérance.
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