Je n’aurais pas cru qu’elle pût me manquer. Cela commença par quelques détails : des passages furtifs que j’imaginais être les siens, des bruits de pas qui résonnaient comme les siens, mais tout cela ne fut rien en comparaison de celui qui déclencha ma psychose. Elle s’était assise derrière moi, nous étions dos-à-dos, je ne pouvais en aucune façon voir son visage. Cependant, je reconnus tout de suite son odeur : je me retournai ; ce n’était pas elle. Son parfum continua pourtant à me
hanter quand, dans la rue, je rentrais chez moi. Soudain je compris la raison et
pourquoi je baignais dans des effluves me la rappelant : c’était le jour des poubelles.
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